J’ai un chat. Et un fauteuil. Deux même ! (des fauteuils, pas des chats). Et ça n’a rien d’incompatible. Pour bon nombre de raisons à commencer par celle-ci : les animaux ont une intelligence que bien souvent nous sous-estimons.

Première inquiétude : les portes !

Je peux dire sans l’ombre d’un doute que la boule de poils qui me sert de coloc, Nouka de son doux prénom, comprend parfaitement ce qu’est mon fauteuil, et ce qu’il implique. Ainsi je ne pense pas que ce soit un hasard si jamais ô grand jamais elle ne me file entre les roues lorsque je sors de l’appartement, alors qu’elle pourrait très largement le faire. Non. Quand elle décide d’aller explorer le couloir, c’est lorsque quelqu’un d’autre me fait ouvrir l’entrée, et que je ne suis pas sur le point de partir. Elle sait alors que je peux « jouer » à venir la chercher. Mais lorsque sac à main sur les genoux et manteau sur les épaules j’ouvre la porte en grand pour la quitter, elle reste sagement assise là et me regarde m’éloigner sans manquer d’émettre un ou deux miaulements de « tu reviens hein ? »

Les animaux n’ont pas peur du fauteuil. Enfin certains si, quand même : ces mêmes qui auront peur d’un vélo à l’arrêt ou d’une robe longue dont les pans s’envolent un peu avec le vent. Le fauteuil n’est qu’un objet étrange parmi tous les autres que nous leur imposons au quotidien. Bien moins effrayant que l’aspirateur, et plus intéressant que le réfrigérateur dans lequel de toute façon tout est fermé. Plus « intéressant » ?

Compatibilité d’intérêts

Alors oui, le fauteuil est intéressant. Sur deux points : le premier étant qu’avant d’être un « meuble » qui bouge, c’est avant tout un point de sieste particulièrement confortable, et jamais bien loin de son humain qui plus est. Alors cela dit je dis ça, mais il se trouve que la mienne n’en profite que très rarement. Elle n’ira sur l’un si je suis sur l’autre que si ça lui permet d’être plus près de moi qu’installée ailleurs. Autrement c’est comme si elle respectait cette forme de propriété qui est pour moi loin d’être un accessoire puisque d’une certaine façon, une partie de mon corps (un peu).

Et quand je travaille ? Elle me soutient moralement… (ça se voit non ?)

Le deuxième point qui rend le fauteuil particulièrement intéressant pour un chat ? C’est simple : qui dit fauteuil, dit humain assis, et qui dit humain assis dit… accès aux genoux illimité (ou presque). Je vous laisse imaginer la frustration à laquelle elle a dû s’habituer lorsque je la confie à mes parents en cas de voyage de plus de trois jours. Parce qu’eux ne passent pas leur temps assis, et comme les chiens ne font pas des chats, ils n’ont pas non plus un train de vie des plus calmes et posés.

Vis ma vie de chat malin

Autrement, la vie pour elle comme pour moi est facile en ce qui concerne notre mode de fonctionnement. On s’est adapté l’une à l’autre, c’est drôle. Elle ne « profite » jamais du fait que je sois en fauteuil pour faire des choses dont elle n’a pas le droit, si ce n’est se planquer en-dessous alors que je suis dessus et que je veux la gronder parce qu’elle a fait une bêtise. Je n’ai pas à faire attention à elle non plus quand je roule, ce qui fait peur à certaines personnes qui n’ont pas l’habitude de nous voir sur notre terrain au quotidien. Elles ont peur que je lui coince la queue ou la patte ce qui n’arrive en fait jamais : elle a le réflexe de prendre en considération le fauteuil dans ces déplacements, comme certainement je le fais avec elle inconsciemment.

Le félin qui se prenait pour un mouton

Côté technique, il est vrai que je ne peux la soulever du sol, si je veux « la déplacer » il faut qu’elle le veuille. Pas de problème : quand le soir il est l’heure d’aller se coucher, il me suffit de venir vers elle et de lui montrer qu’elle doit venir sur mes genoux (à moins qu’elle n’y soit déjà). Câlin du soir, puis chacune dans sa chambre, rituel bien rôdé. Évidemment, il arrive de temps en temps que la demoiselle se fasse têtue, si l’heure ne lui convient pas par exemple. Alors comment faire ? Technique du chien de berger avec ses moutons : je la « chasse » en direction de la porte (et puis encore une fois, têtue mais pas idiote, elle « sait »).

Bref, j’ai un chat. Et un fauteuil. Deux même ! (des fauteuils, pas des chats). Et ça n’a rien d’incompatible. Mais je crois que je vous l’ai déjà dit non ?

 

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