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Ce matin je suis allée chercher du pain. Jusque-là, rien d’extraordinaire n’est-ce pas ? Oui, sauf que… LA PLUIE ! Autant le froid ça n’est pas mon délire, mais je supporte. La neige ça n’est pas pratique pour rouler en fauteuil, mais c’est joli à regarder. Quelqu’un pourrait me trouver un avantage à la pluie s’il vous plaît ? D’un point de vue d’humain égocentrique hein, parce que nous sommes d’accord qu’en ces temps de réchauffement climatique en vrai, c’est rassurant de se prendre une saucée. Seulement en ce qui me concerne, dans ma petite bulle personnelle complètement nombriliste… la pluie ça mouille (dixit Daphnée, 7ans), ça te fait avoir des frissons et parfois même un rhume. Si tu n’as pas les bonnes chaussures, ça glisse, et si t’es en fauteuil et bien… ça glisse aussi mais c’est pire.

BREF.

Je suis donc allée chercher du pain ce matin

Arrivée à la boulangerie, je vois une jeune femme qui attend à la porte, à l’extérieur. Sous la pluie donc. Sur la porte de la boutique, un mot écrit à la main « Pas plus de quatre personnes à la fois à l’intérieur ». Je jette un œil : une… deux… trois… trois et demi (un bébé). Zut, satané covid. J’hésite. Si je reste dehors, mes mains courantes vont finir trempées et je n’aurai pas la préhension nécessaire pour rouler jusqu’à chez moi. Seulement voilà, je n’ai pas envie de passer pour la nana qui n’en a rien à faire de la pandémie et qui fait n’importe quoi. Le respect m’a été inculquée très tôt, je n’ai jamais eu l’envie consciente de rayer cette notion de mes valeurs. Alors… Rentrera, rentrera pas ? J’ai un sac de courses sur les genoux et je ne suis pas habillée chaudement car à la base « je sortais cinq minutes acheter ce qu’il faut pour survivre pendant le week-end ». Je sens mon nez derrière mon masque devenir humide et je vois les gouttes se répandre les unes après les autres sur les roues de mon fidèle destrier. Tant pis pour les règles sanitaires, je rentre, me mets sagement dans un coin loin de tout le monde, et j’attends mon tour (après cette jeune fille qui était patiemment restée à la merci d’une météo peu clémente).

Quotidien banalement aventurier

Le temps de choisir puis de payer me paraissent comme des minutes bien douces par rapport à ce qui m’attend. Je sais qu’il va falloir que j’aille vite. Si je ne m’arrête pas, sachant que mon trajet est très court et que la pluie en question est malgré tout assez fine (autrement je ne serais pas sortie du tout), les mains courantes n’ont pas le temps de se retrouver vraiment trempées grâce au mouvement, l’élan, et à mes mains. Miracle ! Personne ne traverse devant moi sans m’avoir vue, personne ne s’arrête en plein milieu de la rue alors que j’arrive. J’atteins donc mon immeuble certes les mains humides et les pans de ma veste mal rentrés dans le fauteuil sales, mais je l’atteins.

Rentrée chez moi, je quitte le masque, j’éternue une fois… puis deux… et je mets la bouilloire à chauffer en sortant un pain au chocolat de mon sac de courses. Parce que bon. Voilà. Foutu Covid. Foutue pluie. Après l’effort le réconfort.

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