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Il y a quelques jours c’était mon anniversaire. Pas n’importe lequel puisque ça y est, je suis entrée dans une nouvelle décennie. Et les blagues des uns et des autres, habituelles, à base de « ça y est, la vieillesse est là ! » si elles sont prises légèrement, n’ont pu m’empêcher par moment de m’inspirer quelques réflexions sur le sujet.

Passe la seconde !

Je vous l’ai déjà écrit, je suis très spastique. Mes muscles ont parfois des réflexes disproportionnés et sont à ce point raides qu’ils m’obligent à attendre leur détente pour les solliciter. Il n’est en effet pas rare que je mette plusieurs longues secondes à me baisser pour ramasser un objet. Pas parce que j’ai mal ni par manque d’équilibre, mais bien parce que je ne peux pas forcer un muscle raide. Si j’essaye, soit ça va me bloquer encore plus, soit au contraire, ça va entraîner un mouvement réflexe qui lui pourrait finalement me déséquilibrer et pourquoi pas, me faire tomber.

Ainsi, j’ai trente ans et lorsque je dois ramasser un objet tombé ou en récupérer un situé en hauteur, j’ai besoin d’autant de temps pour exécuter ce geste qu’en a besoin mon grand-père. La question donc se pose : qu’est-ce que ce sera lorsque j’aurai son âge si un jour je l’atteins ? Parce qu’aujourd’hui j’en ri et ça sert de running gag aux copains, mais plus les années passeront moins la blague sera drôle, je pense.

Usure et courbatures…

Autre fait qui entraîne ces questionnements : les douleurs.

Alors attention, je ne parle pas de grosses douleurs, mais plutôt de celles dont nous entendons nos aînés se plaindre parce qu’ils sont usés. Dont en première position le mal de dos. Ah ce mal de dos ! Compagnon d’infortune qui se rappelle régulièrement à mon bon souvenir. C’est ça passer la journée assise aussi : le corps humain n’a pas été fabriqué pour que ce soit ainsi alors forcément, ça perturbe la machine. Mais si à ce jour j’ai des douleurs dues à ma position de handicap, que se passera-t-il lorsque s’y additionneront réellement celles de vieillesse ? Est-ce que j’aurai été habituée et moins plus moins feront rien voire plus ? Ou est-ce que j’aurai tout simplement plus mal, plus souvent, à plus d’endroits ?

Pour finir dans mon apitoiement de nouvelle trentenaire encore/toujours en fauteuil, parlons fatigue et concentration. Lorsque j’ai souvenir d’avoir dévoré des livres surnommés « pavés » en quelques heures d’affiliées, je désespère maintenant de ne pas réussir à enchaîner plus de quelques chapitres car depuis mon accident, existe-t-il une vraie bonne explication, j’ai la capacité de concentration d’un chien dans un parc public (la baballe-la baballe-la baballe-OH UN PAPILLON !) Et je fatigue vite. Ou plutôt non, je ne fatigue pas obligatoirement plus vite, disons que ma fatigue peut devenir plus vite problématique que pour n’importe qui de mon âge. Avant, il n’y avait que mon grand-père (encore lui !) qui était capable de s’endormir au beau milieu d’un repas de famille. Voilà que mes yeux décident de se fermer tout seul alors que je travaille sur quelque chose ou que je suis au resto avec des amis !

Bref !

J’ai trente ans, je suis en fauteuil, et j’ai déjà des problèmes de grandes personnes personnes d’âge (très) mûr.

Hé ! Daphnée, au fait… de la part de toute l’équipe Sojadis…

JOYEUX ANNIVERSAIRE ! 

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