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Ce matin j’ai assisté à une petite scène qui n’avait comme ça l’air de rien, et qui pourtant m’a beaucoup agacée. J’étais en voiture, je venais de quitter ma maison et me dirigeais vers le centre-ville. Arrivée à un feu, deux voitures devant moi, je vois traverser une personne en fauteuil électrique. Jusque là rien d’extraordinaire, d’autant que les handi font partie intégrante de mon paysage, forcément.

Le piéton roulant ayant donc traversé la rue devant nous, s’engage sur le trottoir d’en face. Seulement voilà, ce trottoir que je connais bien pour l’avoir moi-même emprunté tant en fauteuil manuel qu’en fauteuil électrique, est à la fois haut, très étroit, et périlleux puisqu’en mauvais état. Il est de ce fait plus prudent d’emprunter la route à cet endroit-là plutôt que de risquer de basculer ou de se bloquer inutilement. Le temps que l’homme dans son destrier de fer descende, la première voiture le laisse manœuvrer – normal – même si pour cela elle bloque quelques secondes celles qui la suivent.

Manifestement ces quelques secondes étaient trop à supporter pour la voiture entre elle et moi qui s’est permise alors de klaxonner, comme si son prédécesseur était en faute.

Petite mise au point (mais pas des moindres !)

Premièrement : que le fauteuil ait traversé ou soit juste descendu du trottoir comme là c’était le cas, le feu piéton était au vert. Au-delà d’une histoire de courtoisie, il avait de toute façon la priorité.

Deuxièmement : Les deux voitures dont il est question, plus la mienne, avions dépassé le feu. Cela veut dire que nous n’étions pas bloqués à un feu qui pouvait repasser au rouge à tout moment, et qu’il suffisait donc d’attendre un instant que chacun ait eu le temps de passer en toute intelligence.

Troisièmement : cet instant en question a duré en tout et pour tout trois secondes. TROIS. SECONDES. (Allez, quatre peut-être.) Qui exactement n’a pas trois secondes à donner à un peu d’humanité ? Et je ne parle pas d’inclusion ici, mais juste de civilité, de respect des uns envers les autres (et de celui du code de la route accessoirement !)

Maintenant pourquoi est-ce que ce manque d’amabilité m’a tant fait ruminer ? Des gens pressés, égocentriques et mal-aimables nous en voyons partout tout le temps, même si ça n’est heureusement qu’une minorité de la population ! Seulement là, le fait que le piéton concerné ait été un handi, ça a exacerbé mon empathie et j’ai presque fait un transfert en me mettant à sa place. Comme je le disais plus haut, cette intersection je la connais autrement qu’en voiture. Je sais qu’elle est galère, parce que pas adaptée, parce qu’avec peu d’espace, parce qu’aux revêtements abîmés.

Toujours plus…

C’est déjà pénible, en tant qu’handi, de ne pas pouvoir déambuler là où bon nous semble. C’est déjà pénible d’avoir l’impression de prendre « trop » de place, de déranger, de faire attendre, d’être observé, jugé… Faut-il qu’un idiot en rajoute à coup de klaxon pour gagner trois secondes ?

Alors à cet idiot, je lui souhaite de tout cœur que jamais malheur ne lui arrive qui l’amène à une situation handicapante. Et je ne peux que lui conseiller fortement, si vraiment il est à trois secondes près dans sa vie, de partir un tout petit peu plus tôt de chez lui le matin. Mon humeur et mon empathie le remercieront.

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