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Durant le mois de janvier, je suis (enfin) repartie en vadrouille ! Entre crise sanitaire, nouveau travail et déménagement, cela faisait longtemps que je n’étais sortie de ma paisible région.

Et parce que j’ai cru aller au plus simple et évident, j’ai voulu par deux fois prendre les transports en commun. Or, vous le voyez venir gros comme une maison, ça ne s’est pas passé comme prévu…

Le train

Premier week-end en mode sortie, je décide de me rendre à Paris pour la pendaison de crémaillère de l’un de mes plus proches amis, ami que je n’ai pas vu depuis plus d’un an qui plus est. Par chance, l’appartement dans lequel il a emménagé depuis peu est accessible et se situe à cinq minutes de deux grosses gares. Que demander de plus ? Me voici à réserver les billets et appeler le service d’assistance pour que tout soit prévu correctement : l’idée quand on prend le train, c’est quand même d’y monter, puis de pouvoir s’y installer le temps du trajet. Tout se prépare presque facilement pour une fois et rien ne semble vouloir entraver ni mon projet, ni ma bonne humeur qui en résulte.

C’était sans compter les aléas des compagnies ferroviaires ! Le matin de mon départ, je reçois un coup de téléphone m’annonçant que mon train a été annulé mais que, pas de panique, je peux accéder à celui qui part trois quarts d’heure avant. Bon. Allons-y, ça me fera plus de temps sur place c’est très bien. Ce jour J, je me prépare donc tranquillement lorsqu’à une heure du départ de chez moi, mon portable sonne de nouveau. Cette fois-ci, le train qui devait m’emmener jusqu’à la capitale n’a pas été annulé mais tenez-vous bien…

Comme il n’y avait pas assez de monde sur la ligne, ils ont ENLEVÉ LE WAGON PMR.

Vous n’y croyez pas ? J’avoue avoir eu du mal sur le coup également… La solution qui m’a été proposée ? Prendre encore un autre train, qui me faisait arriver tard en plein milieu de la crémaillère, alors que mon train du lendemain était en plus assez tôt dans la journée.

Obligée donc d’annuler mon voyage, qui – en plus – ne m’a même pas été complètement remboursé : je vais encore passer un temps fou au téléphone à faire une réclamation, comme si je n’avais que ça à faire. BREF.  Semaine suivante.

L’avion

La semaine suivante je m’envole pour Rome à bord d’un avion d’une compagnie que je n’ai pas choisie car j’ai acheté un « package hôtel + vol aller-retour.» Comme à chaque fois, je suis forcée de passer encore un certain nombre d’appels téléphonique pour prévenir de mon handicap, expliquer les besoins qui en découlent et informer du type de destrier avec lequel je me déplace. Bien des mails et des conversations téléphoniques plus tard, tout est censé être organisé pour que mon vol (et celui d’Albert) se passe au mieux.

Seulement – je finirai bien par m’y attendre – le « censé être organisé » s’est transformé dans l’aéroport, à l’heure de partir, en un « non-organisé du tout.» Cela aurait été trop facile ! Et c’est reparti, à répondre aux questions auxquelles j’ai déjà répondu au téléphone ET à l’écrit quinze jours plus tôt, pour réexpliquer et re-fournir tous les détails que la compagnie avait pourtant déjà.

Et, allons-y !, que l’on me fasse attendre avant l’enregistrement, que l’on me fasse attendre avant l’embarquement, et même arrivée à la porte de l’avion je suis obligée de faire un millième topo au commandant de bord !

Et je pourrais critiquer la compagnie aérienne dont il est question pour ce voyage mais vous savez quoi ? Elles sont toutes pareilles. Pour elles, une personne PMR c’est soit un fauteuil manuel, soit un électrique, soit la personne peut se lever, soit elle ne peut pas bouger. Il n’y a pas de considération de l’humain : c’est une chose A ou B, blanche ou noire. Dès que l’on évoque un C ou une couleur, ils sont perdus. Car oui, j’ai un fauteuil manuel, mais avec de petites batteries électriques. Non je ne peux pas me lever, mais oui je suis autonome et me déplace dans l’aéroport comme sur les sièges de l’avion par moi-même.

En conclusion

À chaque fois que je voyage, c’est un cirque pas possible pour faire embarquer Albert, quel que soit le mode de transport, et ça passe parfois l’envie de vouloir partir, clairement. Comme me l’a si bien dit une Dare Woman il y a peu, si le handicap est à ce point difficile à vivre aujourd’hui, c’est uniquement parce que la société ne nous permet pas de vivre et de se mouvoir comme on pourrait vivre et se mouvoir malgré notre différence.

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