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Pour le billet d’humeur de ce mois-ci, Sojadis m’a demandé de réagir au téléfilm français passé sur TF1 : Handigang. Si j’ai trouvé l’idée bonne pour ce qu’elle peut vous apporter à vous amis lecteurs, je dois avouer que passer mon lundi soir devant la télévision qui suit les lubies d’ados en situation de handicap ne m’enchantait guère.

Il faut dire aussi que le sujet du handicap est bien le dernier sujet à pouvoir me divertir, or n’est-ce pas le but premier lorsque l’on se met devant un film ou lorsque l’on ouvre un livre ? Il faut être honnête : je ne suis pas la cible. Je n’ai ni besoin d’être sensibilisée, ni besoin de comprendre la pauvreté de l’inclusion en France : je le vis chaque jour. Me voici donc installée devant ces deux épisodes de cinquante minutes avec un œil critique, exigeant même.

Commencer en priant l’absence de pathos

L’histoire doucement est posée : Sam, joué par Théo Curin, est un jeune homme de 17 ans qui va au lycée en fauteuil roulant car il est amputé des membres. Débarque dans sa classe Vincent, avec qui il se lie d’amitié et va former avec d’autres amis handi, le fameux « handigang ».

Dès la première minute un geste me dérange : Vincent ouvre le livre de Sam avant même que ce dernier ne fasse mine de peiner. Dans la vraie vie, c’est très intrusif, ça donne l’impression d’être infantilisé. J’avais peur que ça ne continue dans cette direction, heureusement pour moi comme pour vous qui allez lire la suite de l’article, ce ne fut pas le cas et j’ai finalement été agréablement surprise en diverses occasions.

Par exemple sont mises en avant certaines scènes dans lesquelles Sam est seul dans un quotidien qui fonctionne très bien. Certes à sa manière puisqu’on ne cuisine pas de la même façon avec des mains que sans, mais il le fait. C’est très positif de le montrer à la télévision. Oui il se fait une omelette, et ça a l’air tout à fait naturel ! Et s’il ne passe pas son temps à peiner, ça n’empêche pas que parfois, il flanche : « J’en peux plus maman ».

D’ailleurs en parlant de mère…

Plusieurs fois le rôle de la mère qui a des tendances à surprotéger son fils met en lumière le fait que ok, il est handi, mais qu’à côté de ça et bien, il a sa vie d’ado comme tous les autres. Il traîne avec ses potes, il drague, il boit un verre en boîte, ils se rebelle… Il a dix-sept ans et se comporte comme tel.

handigang

© Jean-Philippe Baltel – 3e œil story – TF1

D’ailleurs, « il se rebelle » et même s’il défend une cause trop souvent mise de côté, j’ai aimé lorsqu’un adulte le remet à sa place. Après que Sam se soit indigné d’un manque d’adaptations de façon disons… énergique, l’homme le coupe et répond fermement qu’il est capable de comprendre s’il lui explique. Parce qu’avant de monter au créneau, il faut communiquer, c’est la base !

J’ai d’autant plus aimé que c’est ma propre façon d’agir, et que c’est ce qui me dérange chez certaines personnes en situation de handicap. Elles sont militantes voire agressives, oubliant elle-même la civilité qu’elles demandent pourtant aux autres d’avoir.

Et sinon à part ça, qu’y a-t-il à retenir ?

En ce qui me concerne, je garde en tête de ce visionnage, plusieurs choses :

  • L’union fait la force, mais il faut que ce soit une force solidaire et non une force destructrice.
  • J’ai ri quand la mère de Sam abîme la voiture du gars installé sur la place handicap « parce qu’il n’en a pas pour longtemps ». Je ne suis pas pour la violence, mais s’énerver contre les gens égocentriques, parfois ça fait du bien. « C’est une place handicapée, merde !! »
  • Non, les prothèses ne sont pas toujours appréciées par ceux qui ont subit des amputations, parce que ce n’est pas forcément confortable et que la façon de faire sans est souvent mieux acquise.
  • La phrase prononcée par l’un des personnages « Il est temps d’agir non par contrainte mais parce que c’est juste. Etre en situation de handicap, ce n’est pas être incapable. » devrait être entendue par tout le monde, clairement.

 

En conclusion

Encore une fois, je ne suis pas la cible, je n’ai jamais été très attirée par les téléfilms en règle générale. Est-ce que je continuerai de regarder ? Je ne pense pas. En revanche je le conseillerai oui, car il y a des messages forts, que le contexte peut parler à n’importe qui et que Théo Curin est plutôt bon comédien ! Le tout est de profiter de l’histoire et de ses protagonistes en se souvenant que ce n’est ni un documentaire, ni des situations ou des pensées universelles… Comme n’importe quelle fiction finalement 😉

 

HANDIGANG

© Jean-Philippe Baltel – 3e œil story – TF1

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