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Il y a quelques mois, je vous avais parlé d’Isaac, un personnage en fauteuil roulant qui était apparu dans la deuxième saison de Sex Education, une série Netflix au titre évocateur. J’expliquais à quel point j’avais été agréablement surprise de l’intelligence avec lequel ce nouveau venu avait été intégré, sans que son handicap ait été mis en avant. Cet antagoniste avait un autre rôle que celui du mec pour lequel on ressent de la peine, et c’était délicieusement original !

Courant septembre dernier, la troisième saison est sortie et je me suis empressée de la regarder. Déjà parce qu’elle est intéressante, drôle et pas prise de tête : parfaite à regarder les soirs de semaine. Ensuite parce que chacun des personnages est riche et intéressant à suivre. J’avais hâte de voir ce que les scénaristes leur avaient réservé, et j’espérais de tout cœur qu’avec le temps, ils n’aient pas fini par tomber dans le pathos avec Isaac.

Une évolution menée de mains de maître !

Non seulement ils ne sont pas tombés dans le pathos, mais ils sont allés au-delà de mes espérances, reléguant mes craintes au rang d’étranges souvenirs lointains. Est-ce que l’on apprend finalement comment est-ce qu’il s’est retrouvé paralysé ? Non. Parce qu’on s’en fiche. On l’aime parce qu’il a un humour tranchant, ou on le déteste parce qu’il représente un obstacle entre Otis et Maeve que tous les spectateurs rêvent de voir en couple depuis le premier épisode de la première saison.

Si j’ai décidé d’écrire un second billet d’humeur sur le même sujet, c’est parce qu’enfin, la question du sexe est posée avec Isaac dans l’un des épisodes de cette série. Et bien oui, cette dernière s’appelant « Sex Education », il fallait bien qu’à un moment donné, ce nouveau protagoniste entre dans la boucle des histoires de cœur !

La scène qui en résulte m’a profondément touchée, pas parce que je me suis reconnue en lui, mais parce que j’ai pleinement conscience de la délicatesse avec laquelle elle a été rendue, avec laquelle le sujet a été traité. On pourra dire que le fait d’avoir George Robinson, un acteur réellement en situation de handicap, pour jouer Isaac a certainement eu une conséquence positive sur la création de cet instant, mais le rendu général est pour moi parfait.

Des questions normales, des réponses simples

Il n’y a pas de fausse pudeur, mais aucune lourdeur pour autant. Des questions sont posées, logiques et normales. Des réponses sont données, simples et directes.  J’ai eu une petite larme d’émotion qui a perlé au coin de mes yeux. D’abord parce que ça me renvoyait moi, en tant que personne en situation de handicap, à ce que j’ai pu vivre lorsque j’ai peu à peu appris à vivre avec ma condition. Ensuite parce que j’ai ressenti comme un élan de gratitude face au fait que nos similitudes ont également mis en exergue nos différences : ma vie sexuelle est tellement plus facile du fait d’avoir retrouvé la quasi-totalité de mes sensations, du fait d’avoir des mains qui fonctionnent mieux, un corps qui sait bouger davantage que le sien… Mon empathie n’en a été que plus forte.

Enfin cette scène m’a fait du bien parce qu’en me mettant à la place de n’importe quel spectateur « valide », j’ai vu non pas un moment gênant entre une nana lambda et son copain handi, mais une découverte hésitante entre deux ados qui fonctionnent différemment, au même titre que tous les autres duos de la série… Au même titre que tous les autres Êtres Humains de ce monde !

Alors voilà, certains trouveront certainement à redire de ce passage-là, moi ce n’est pas mon cas… Ce n’est que mon opinion. Positive vous l’aurez compris 😉

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