L’été est arrivé. Ô joie ! Pour beaucoup les vacances, la plage, les apéros en terrasse et le concours de celui qui reviendra le plus bronzé au bureau. Moi aussi j’aime l’été. Ses journées plus longues, ses réveils aux rayons du soleil, les glaces en tous genres et les villes qui prennent vie aux sons des festivals, des évènements et fêtes de toutes sortes. Cependant elle a un défaut cette saison. Un gros même. Surtout pour moi.

Genèse…

Et voilà, encore une qui va se plaindre de la chaleur alors que l’on se caille tout le reste du temps. Exact. Je n’ai jamais très bien supporté les températures estivales. Enfant déjà (et j’habitais dans le Sud, imaginez), la chaleur me faisait tourner de l’œil. Ado c’était pire, la mauvaise humeur se rajoutait aux étourdissements en essayant tant bien que mal de dissimuler ces derniers.

Cela dit il ne faut pas exagérer, ça n’était pas grave non plus, rien d’insurmontable ou de maladif. Ça ne m’empêchait certes pas de profiter à fond de mes étés, à partir en colo faire de l’escalade, du rafting ou des randonnées en montagne. 

… élément perturbateur…

Et puis l’accident. Le handicap. Et tout ce qui va avec. Souvent des choses qui sont des surenchères de ce qui faisait déjà ce que nous étions avant. Et là vous me voyez venir n’est-ce pas ? 

LA CHALEUR DONC. Si avant les grosses températures m’étaient pénibles mais surmontables, aujourd’hui elles me sont réellement problématiques. Ayant une tension basse de nature, encore plus avec ma cervicale rafistolée, mon cœur a tendance à faire le paresseux lorsqu’il fait chaud. Le matin notamment est plus difficile, il me faut un moment d’adaptation, le temps que tout se mette à fonctionner correctement. Pas forcément très long, mais pas très agréable non plus.

… développement…

Ah ! Je vous parle d’hypotension comme ça de façon bien vague, mais je sais bien ce que vous vous demandez : « Concrètement ça donne quoi ? ». Et bien un cœur qui ne bat pas assez fort, c’est du sang qui n’est pas envoyé assez loin. Et assez loin, c’est notamment le cerveau. Et oui. Alors voilà ma vue qui se voile, mon ouïe qui se brouille et au tout début, lorsque je ne savais pas trop quoi faire pour arranger le coup, j’allais jusqu’à tomber dans les pommes. Alors certes, j’aime beaucoup les pommes, m’enfin j’ai tout de même autre chose à faire que de me vautrer dans un verger imaginaire.

Donc, pour me faciliter la vie, sont installés dans les deux pièces que j’utilise le plus dans mon appartement, mes sauveurs, mes meilleurs amis, j’ai nommé mes ventilateurs ! Minus dans le bureau, Cortex dans la chambre (vu leur rôle indispensable dans ma vie, je me devais de les baptiser !).

Quand je négocie un contrat avec des professionnels du tourisme ou que je planifie des vacances, je veille à ne pas me rendre en Provence en plein mois d’août. Si je n’ai pas le choix de descendre dans le sud, il faut que je puisse compter sur l’air apporté par la mer ou l’océan (et oui, je trimballe aussi Minus avec moi car, comme son nom l’indique, il n’est pas très grand). 

Après comme n’importe qui, je vais éviter de sortir à midi lorsque le soleil est à son zénith, je vais mesurer mes efforts et boire régulièrement. Pas du thé. Parce que le « truc » de boire chaud pour faire baisser la température du corps, chez moi ça ne fonctionne pas. Vraiment. Par contre les glaces… Mais je m’égare.

…petits détails supplémentaires (parce que ça fait bien)…

Maintenant je vous le disais, le handicap nous joue parfois des tours que l’on ne soupçonne pas. Moi ça concerne la chaleur, mais d’autres ont des douleurs lorsqu’il fait humide (comme les petits vieux oui, tout à fait). D’autres encore supportent très mal le froid à cause du risque d’engelures et donc d’escarres dont ils ne sentent pas forcément les prémices.

D’ailleurs, à propos d’escarres ! La transpiration ! Par chance ça n’est pas un souci particulier chez moi, mais j’ai connu un garçon qui, en fauteuil, avait choppé un escarre justement à cause du frottement entre les vêtements et sa peau, accentué par l’humidité de la transpiration. Charmant n’est-ce pas ?

…suspense (presque)…

Parce qu’un fauteuil, ça tient chaud mine de rien ! Même si je décidais de me convertir au nudisme, j’aurais les fesses au chaud (et certainement que ça collerait en plus, pas sûre de gagner au change !). Passez votre journée assis sur un siège de voiture (en dehors de cette dernière, faisons un comparatif réaliste je vous prie) et vous verrez que ça n’aide pas. Pas question non plus de multiplier les douches froides (au sens propre du terme) rapport à l’écologie d’abord, et aux efforts des transferts ensuite. Le gant d’eau froide dans la nuque ça fonctionne. Mais c’est limité. Et tout le monde n’a pas un Olaf sous la main (si seulement). 

… dénouement (et petits papillons en générique de fin) !

Ainsi voilà, j’aime l’été. Mais je préfère l’automne et le printemps. Désolée. Sur ce, je m’en vais prendre des billets pour la haute Russie, commander un kilo de glace menthe/chocolat et je vous embrasse ! 

PS : T’as vu Daphnée, on a mis des papillons ET de la glace !… Alors heureuse ? 😉

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